It's my live

by Evelyne Gallet

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1.
03:07
Infidèle Texte : P.FONT / Musique : E.GALLET J’en demande pardon au ciel Qui dit qu’ la femm‘ doit et’ fidèle Et suivre partout son mari Armée de bonne volonté Dix fois cent fois j’ai essayé Mais je n’ les ai jamais suivis Dès qu’ils avaient tourné le dos Je foutais l’ camp sur mon vélo En direction d’un autre lit Impossible de m’habituer Au traditionnel canapé Que le couple achète à crédit J’ai beau dire que c’est pas bien Que j’ me conduis comme une putain Si j’en crois c’ que dit ma grand-mère Qui pendant plus de soixante ans A démerdé les caleçons blancs D’un vénérable fonctionnaire J’ai beau me dire qu’une vraie fille Doit faire honneur à sa famille Quand elle a dit oui devant Dieu Y a rien à faire j’entends mon cul Qui veut descendre dans la rue Pour monter dans un autre pieu Qu’est-c’ qui m’arrive, qu’est-c’ qui me prend Pourtant ce n’ sont pas mes parents Qui m’ont donné c’ t’exemple là Chez nous y’a jamais d’adultères On est tranquille comme des cimetières Et le cocu n’existe pas J’ai même triplé ma communion Pour etre sure d’etre en union Avec les lois du Saint-Office Du père du fils du saint-esprit De ces trois là dites-moi qui M’a foutu l’ feu au clitoris Je fais l’amour en auto-stop On m’ traite si souvent de salope Que j’ai oublié mon prénom Mais moi les hommes je les aime tous Alors ils me détestent tous Et face à cette situation Certains vont jusqu’à me faire suivre Par leur mère, par un détective Et me séquestrent à double-clé Mais je me casse à tire-d’aile Et je suce le père noël En passant par la cheminée La liberté, la liberté La liberté, la liberté Ah ! c’est tout ce qui me fait jouir Bien qu’ ce n’ soit pas original Si j’en crois les radios locales Qui n’ont pas voulu s’en servir La liberté, cett' liberté C’est cher mais c’est bien remboursé Ça vous console de presque tout O liberté ma tourterelle A toi seul’ment je suis fidèle Quand je me trompe tu t’en fous
2.
Monsieur le président Texte : P.Font – Musique : E.Gallet Monsieur le Président quand vous dites que la France A décidé ceci a décidé cela Je ne suis pas d’accord, vous n’êtes pas LA France C’est déjà pas trop mal d’être chef d’Etat Voyez-vous ça me rend presque soixantuitarde Quand je vous vois vous prendre pour tout un pays C’est un peu comme si moi qui suis savoyarde Je disais à mon mec appelle-moi Chambéry Plutôt que de parler au nom de toute la France Parlez en votre nom c’est beaucoup plus sympa On s’ra d’accord ou non ça n’a pas d’importance Puisque de tout’s façons vous ne m’entendez pas Voyez-vous ça me rend un tantinet morose Chaque fois qu’un étranger me lance un ?il chafouin Parc' que la France a fait ou dit telle ou telle chose Alors qu’en bonn’ Française je n’y suis pour rien Vous n’êtes pas la France et nul ne vous demande De vous gonfler au point de devenir un état Quand un bidet se prend pour une armoire normande C’est un peu ridicule et pis on n’y croit pas Et si afin de vous faire entrer dans l’histoire Un sculpteur envisage de vous statufier Attention président si on a bonne mémoire Tôt ou tard les statues se mélangent au gravier Tôt ou tard la statue se déboulonne et croule Les mômes et les piafs se réunissent et font Pipi caca dessus car une statue ma poule Ça fait de l’ombre au peuple et c’est le phare des cons Monsieur le président vous n’êtes pas la France Mais loin de moi l’envie de vous faire la leçon Vu que ce que je chante n’ait pas plus d’importance Qu’une promesse faite avant les élections
3.
04:14
COPAIN Salut copain t'es pas dans ton assiette Eh bein copain tu m'as pas l'air très jouasse Allez copain joues pas aux devinettes Dis moi copain c'est qui qui te tracasses ? Hier tu étais dans une forme olympique Tu avais même un p'tit peu d'ambition Vous m'faites marrer vous les neurasthéniques A changez d'humeur comme les Français d'opinions J'suis pas patient avec les dépressifs J'ai juste envie de leur coller des baffes Si tu geint trop j'vais devenir créatif Et te faire un sourire à coup d'agrafes Copain tu sais plus bien c'que tu veux faire Tu dis pas être heureux dans ton boulot De l'extérieur ça a pourtant l'air super De travailler chez Pizza Domingo Tu voudrais être acteur professionnel Mais pour ça copain il faut du talent T'as fait des beaux spectacles en maternelle Mais je crois pas que ça soit suffisant J'suis pas patient avec les dépressifs J'ai juste envie de leur coller des gnons Si tu geins trop J'vais devenir négatif Et te parler de toutes tes auditions ça y est copain t'es tout bougon tu grognes Tu dis qu'tu trouves pas chaussures à ton pied Non mais tu t'es r'gardé, t'as vu ta trogne J'ai presque envie d'appeler les pompiers J'vois vraiment pas à qui tu pourrais plaire Tant qu'tu feras cette gueule de martyr Faudrait quelqu'un de vraiment suicidaire Décidé à se faire chier à mourir J'suis pas patient avec les dépressifs J'ai juste envie de leur botter le cul Si tu geint trop J'vais devenir agressif T'auras de bonnes raisons De ruiner la sécu Mais enfin copain Mais c'est quoi ton problème Mais merde copain, elle est pas belle la vie ? Bon t'es tout seul, Y'a pas grand monde qui t'aime Et pis c'est vrai qu't'as un boulot pourri Enfin copain rend toi compte de ta chance T'aurais pu naitre miséreux en afrique A propos d'ça copain pendant qu'j'y pense J'aimerais bien récupérer mon fric J'suis pas patient avec les dépressifs J'ai juste envie de leur coller des claques Si tu payes pas j'vais devenir exclusif Et plus jamais je partage mon prozac Texte et musique : Matthieu côte
4.
5.
05:18
La vieille J'ai pas besoin de vous pour ranger mes vêtements Partez vous m'encombrer dis la vieille en sautant Pieds joints sur sa valise on aurait dis Popeye Elle avait encore la souplesse des abeilles Et d'un pas décidé vers la gare St Lazard Tandis qu'on faisait semblant de pleurer son départ Elle s'en allait trottant son baguage à la main Avec deux ou trois poses pour se tenir les reins J'ai pas besoin de vous dit-elle au contrôleur Laisser moi ma valise j'en ai pour un quart d'heure L'hospice est en banlieue on dit qu'c'est un château Ou les vieux jouent au Scrabble et aux petits chevaux Moi j'ai horreur de ça comprenez-vous monsieur Je n'aime que les western avec pleins de coups d'feux J'ai vu 14 fois l'Infernale chevauchée Je vous l'raconterais bien mais nous sommes arrivés J'ai pas besoin de vous dit-elle à l'infirmière Pour déplier les draps laissez moi j'ai à faire Alors de sa valise à l'abris des regards Elle sortit 20 bouteilles d'un célèbre pinard Descendit au salon ou les vieux et les vieilles Jouaient aux petits chevaux en se grattant l'oreille Bonsoir messieurs Mesdames je m'appelle Fanchon L'un d'entre vous n'aurait-il pas un tire-bouchon ? J'ai pas besoin de vous disait-elle au médecin En élevant vers lui son troisième verre de vin Tandis que les vieillards autour de la pendule Chantaient à 4 voix "la grosse bite à Dudule" Et l'on vit ce spectacle au combien ravissant De 80 gâteux quittant l'établissement Afin de ratisser les hospices du pays Arrachant à la mort les moribonds surpris. J'ai pas besoin de vous disait-elle au curé Qui sur le lit d'un vieux s'esquintait à prier Vous voyer bien que ce cadavre n'est pas mort S'il ne respire plus par contre il bande encore Un petit coup de branlette le r'mettra sur ses pattes Comme un coup de manivelle sur une vieille juva 4 Le prêtre révulsé tomba les bras en croix Il respirait encore mais il ne bandait pas. J'ai pas besoin de vous répétaient tous les vieux Chaque fois qu'un député voulait s'occuper d'eux Car vous n'avez pas su vous occuper de nous Du temps ou nous avions encore confiance en vous Tous les moyens sont bon pour gagner la Coupole Si les morpions votaient vous auriez la vérole En tant qu'improductifs nous ne produiront pas Un imbécile de plus à la tête de l'état. J'ai pas besoin de vous dit-elle au nécrophage Qui la poussait vers le ghetto du troisième âge Salop'rie d'technocrate qui inventa cette formule Du haut de mon mépris Saloperie je t'encule Tiens c'est la première fois que je dis un gros mot Et tout en se versant un petit verre de Porto Elle fit un bras d'honneur on aurait dis Popeye Elle avait encore la souplesse des abeilles. Texte et musique : P.FONT
6.
NE LA DERANGEZ PAS Texte et musique : P.Font Ne la dérangez pas, ne lui dîtes plus rien, il n’y a rien à dire Elle n’entend plus rien, que le rythme du sang qui lui rosit les joues C’est son premier amour, elle ne veut autour d’elle que silence et sourires Ce n’est pas un hasard si elle est devenue la plus belle d’entre nous Voyez comme elle est belle avec dans ses yeux bleus deux grands soirs qui se couchent A-t-elle les yeux bleus, je ne sais rien, je sais que le bleu lui va bien Hélas elle est si belle que le roi pour poser un baiser sur sa bouche Assassine la reine, trahit tous ses ministres, jette son cœur aux chiens Elle a quitté ce soir, ce soir et pour toujours les rondes enfantines Sous le regard sévère pour ne pas dire jaloux des maîtres d’alentour Qui lui ont tout appris, la danse et la grammaire, l’humour et la cuisine Et sont très étonnés qu’elle soit partie ailleurs pour apprendre l’amour Ne la rappelez pas, si c’est l’heure du dîner tant pis pour le potage Au festin de ce soir elle ne veut à sa table aucun autre invité Que ce bel étranger venu d’on ne sait d’où porté par un nuage Qui fera de son cœur la pluie et le beau temps des premières giboulées Ne la tourmentez pas, vous qui parlez si bien commencez par vous taire Le silence des arbres est bien plus éloquent que vos dissertations Parler de liberté en jetant l’anathème sur un cœur d’écolière Ne fait pas avancer le programme ambitieux de vos révolutions Quand on croise un amour on devrait s’habiller en costard des Dimanches Déboucher la bouteille que l’on avait gardée pour le soir de Noël Inviter à sa table les beaux amoureux dont les têtes se penchent Afin de se rejoindre à l’endroit d’un baiser doux comme un arc-en-ciel Ne la réveillez pas, le château des amours s’endort au creux des brumes Les chevaux du carrosse ont l’échine courbée sur l’herbe du printemps Cendrillon est blottie dans les bras de son prince et la lune s’allume Veilleuse du dortoir où les enfants de chœur deviennent mécréants C’est son premier amour, taisez-vous, taisez-vous, je crois qu’elle est heureuse Le bonheur est précieux car il ne dure guère que le temps d’un espoir Les grenouilles du lac se cachent dans la vase et la forêt frileuse Répond par des soupirs au vent qui lui raconte ce qu’il a vu ce soir
7.
J’ te suivrai pas J’ te suivrai pas dans la chaumière Que tu m’as montré en photo Planté au bord de la rivière Le long d’une allée de bouleaux On voit des enfants qui rigolent Un couple de parents très beaux Mais y ‘a écrit sous la photo Emprunt du crédit agricole J’te suivrai pas dans la lumière Que tu m’as montrée en photo Et dont le faux soleil éclaire Les faux sourire conjugaux Va, je n’ai rien d’une bergère Mais si tu es prince charmant Va t-en faire beaucoup d’enfants Aux malheureuses qui t’espèrent J’te suivrai pas jusqu’à l’église Ou pour faire plaisir aux parents Bien des amoureux se déguisent En héros de photo romans Derrièr’ les pages du magazine On a oublié d’imprimer Le chagrin des femmes au foyer Et les odeurs de la cuisine J’te suivrai pas dans la légende Qui parle de fidélité Mon amoureux je te demande D’etre infidèle et de m’aimer Que jamais à nos doigts ne brille L’anneau d’or des lunes de miel Qui empoisonne les abeilles Dont le cœur se recroqueville J’te suivrai pas jusqu’en Espagne Où dans un château bien meublé l’écureuil de la caisse d’épargne Crève en regardant la télé Il nous faut garder le cœur souple Pour éviter la leucémie Dont les pales lueurs d’ennui Flottent dans les yeux des vieux couples J’te suivrai pas dans la chaumière Que tu m’as montré en photo Plantée au bord de la rivière Le long d’une allée de bouleaux Prends ma main si je te la donne Laisse moi tendre l’autre main A mes compagnons de demain La vie sera moins monotone Texte et musique : P.Font
8.
ROMEO EPOUSE JULIETTE Texte : P.FONT / Musique : E.GALLET Comme un pet sur une toile cirée La nouvelle a soudain fusée Dans les hebdos pour salle d'attente Et Paris Match en t^te de liste Fouinant dans le slip des artistes Nous a chié 4 pages de fiantes non je n'en crois pas mes lunettes Voilà qu'Roméo et juliette qui auraient fait semblant d'se tuer Se sont rendus à la mairie Et l'évêque de Canterburry Ce matin les aurait marié Sur toutes les chaînes de Télé Juliette et Roméo maqués C'est un scandale planétaire Vu que sur les bancs du lycée Dans les bahuts du monde entier Et chez la plupart des libraires Il a fallu remettre à jour La délicieuce histoire d'amour Qui fit crevé nos 2 amants Et faire de leur concubinage Une banale histoire de mariage Qui fera chier nos étudiants Bref nos célèbres amoureux A minuit sont rentrés chez eux Abrutis par l'accordéon Le ventre shouté au fois gras Du gragamorre plein l'estomac Et la goutte au bout des harpions Roméo dit « Mon tendre amour Nous nous devons de faire l'amour Ok dit Juliette allons-y Mais elle était si fatiguée Qu'il eu l'impression d'enfiler Une anglaise en tenue de ski Le mariage était mal barré Mais afin de mieux conserver Son image de Roméo Il n'eu de cesse d'emballer Les Véronèses énamourrées Qui se pâmaient comme des crapauds Sitôt qu'elles croisaient dans la rue Not' cncepteur de cocue De sorte que Juliette enfin Fit la même chose de son côté En suçant tous les gondoliers Qui croisaient son triste destin Tu parles d'un voyage de noces De Vénétie jusqu'en Ecosse On engrossa toutes les gazettes Mais le pire dans cet enfer c'est que nos héros engendrèrent Des roméo et des Juliette Qui à l'exemple des parents Tombèrent dans les débordements Propres aux vieux pays latin De sorte que William Shakespeare Se vit bientôt contraint d'écrire Pour la collection Arlequin
9.
03:22
Les gens Ah, quel beau pays la France, paradis de libre expression, Où l’on peut dire ce que l’on pense à quelques rares exceptions, Bien sûr ce privilège implique un beau bordel d’opinions, Mais il y a de formules magiques qu’on reprend tous à l’unisson. De belles phrases toutes faites, qui se jouent des partis, de clivages, De beaux refrains que l’on répète, qui sont d’universels messages, Que l’on soit de gauche ou de droite, on n’est pas plus intelligent, Quand dans nos conversations plates on en vient à parlers des gens. Les gens font la gueule dans le métro Les gens ne savent plus en qui croire Les gens sont de plus en plus gros Les gens ne comprennent rien à l’art Les gens roulent n’importe comment Les gens ne savent plus rêver Les gens bouffent n’importe comment Les gens sont de plus en plus grossiers. Suffit d’une réunion de famille, pour pouvoir en, faire l’expérience De l’arrière grand-père à la petite fille, chacun y va de sa sentence En condamnant le monde entier, la mère et son gendre se rapprochent La hache de guerre est enterrée, on ne relève plus les anicroches, On se sent soudé, solidaire, on marque une trêve dans les disputes, Grâces à ces petites phrases lapidaires on ne s’engueule plus, on discute Car les gens c’est pas nous, c’est eux, tous ceux qui mangent pas à notre table, Et le temps de ce petit jeu toute la tablée est fréquentable. Les gens laissent mourir leurs aînés Les gens n’ont plus l’esprit de famille Les gens ne pensent qu’à s’amuser Les gens faut voir comme ils s’habillent Les gens ont vraiment des goûts de merde Les gens sont jaloux et mesquins, Les gens en vacances s’emmerdent Les gens visitent beaucoup le coin Ca en fait des oreilles qui sifflent, dès qu’un grincheux, un grinçant, Qu’un geignard sans gène persifle et se met à médire des gens, Un jour les gens en auront marre de toujours jouer les têtes de turc De passer pour de vrais connards, et bien ce jour là je suis sûre que Tous les gens de France et d’ailleurs, les gentils et les gens val-jean, Les j’en passe et des meilleurs, les gens foutre et les indulgents Lassés de nos propos débiles, sortiront tous de leur trou, Nous feront péter une guerre civile, et ce sera bien fait pour nous ! Les gens ont très peur de mourir Les gens ne sont pas travailleurs Les gens ne pensent plus qu’à rire Les gens ont de plus en plus peur Les gens n’ont plus d’esprit critique Les gens regardent trop la télé Les gens laissent crever l’Afrique Les gens ne vont pas manifester Les gens aiment bien ce genre de spectacle Les gens vont acheter le disque Les gens boivent du coca-colac Les gens ne prennent pas beaucoup de risque Les gens sont accros du portable Les gens sont bêtes et méchants Les gens deviennent insupportables Et puis les gens sont médisants. Texte et musique : Matthieu Côte
10.
La Fin Du Monde Quand on fera péter la terre, quand s'effondrera notre empire Quand ce sera la der-des-der, que tous on tombera en martyr J'espère qu'il ne va pas rester un couple sauvé du naufrage Qui aurait goût de repeupler le monde à notre affreuse image Quand ce sera la fin du monde, qu'on se sera tous anéanti J'espère être auprès de ma blonde et là dans son giron blotti Je pleurerais comme un enfant mon égoïsme, ma lâcheté Tout le monde en fera autant, on voudra tous se racheter Mais ce sera trop tard pour l'amour et trop tard pour tout regretter Comme d'hab. nous serons à la bourre, comme d'hab. nous aurons tout raté. Quand elle nous giclera la terre, quand enfin elle va nous vomir Qu'on l'aura privé d'eau et d'air, elle fera semblant de mourir Patiente elle restera stérile, juste le temps de s'assurer Qu'aucun de ces humains débiles n'ai réussi à s'accrocher Et puis il y aura des rayons de soleil perçant le brouillard Et dans lesquels danseront des pollens portés au hasard Par des vents vigoureux et sains, vers des terres vierges et sauvages Qui auront oublié notre vain, notre bref et violent passage Texte et musique : Matthieu Côte
11.
LES OISEAUX NOIRS Texte : P.Font – Musique : E.Gallet Peut-être qu’ils en auront marre Un beau jour les grands oiseaux blancs De se dépêtrer dans la mare Qu’ils prenaient pour un océan Et qu’ils plongeront par centaines Sur un pétrolier au long cour Pour aller dire au capitaine De faire demi tour Beau capitaine mettez les voiles Quittez ce vieux raffiot pourri Allez donc gagnez vos étoiles Sous des fanions moins avariés On ne veut plus battre de l’aile Sur des plages de sables marrons Ou l’on nous ramasse à la pelle Au pays breton Pitié pour nos petits qui souffrent En essayant de s’envoler Pour se noyer au fond d’un gouffre D’ou l’on ne sort que pour crever Prenez garde mon capitaine Le jour ou les cormorans fous Ivres de rage et pleins de haine S’abattrons sur vous Ce jour là dans vos équipages Il y aura des yeux crevés Ce sera le dernier naufrage De vos putains de pétroliers Ce sera la fin de l’histoire Du monde et de ses océans Et l’aube d’une marée noire De quatre mille ans Allons enfants de la marine Le jour de fuir est arrivé Loin des compagnies qui raffinent La merde ou nagent les boursiers On voudrait retrouver nos ailes Et se poser sur des rochers Où les amoureux se rappellent Leurs premiers baisers
12.
LE PRINCE CHARMANT Je suis de celles qui attendent Le fils du prince charmant Qui doit chevaucher sur la lande Le fils du cheval blanc Mais j'attends depuis ma grand-mère J'commence à m'inquiéter "Attend" m'a dit hier soir ma mère "Il ne va pas tarder" D'accord mais j'aimerais qu'il se magne Qu'il accélère le train Ce descendant de Charlemagne Qui doit saisir ma main Car à vingt ans j'aimerais faire Ce que vous devinez "Attend" m'a dit hier soir ma mère "Il ne va pas tarder". Tous les matins à ma fenêtre Je scrute le sentier Je scrute mais ne vois rien paraître J'en est marre de scruter Si les carottes ont fait l'affaire Maintenant j'en ai assez "Attend" m'a dit hier soir ma mère "Il ne va pas tarder". Dès qu'il va mettre pied à terre Je vais lui sauter d'ssus L'a intérêt à m'satisfaire Car j'ai la rage au cul J'ai eu trente ans la nuit dernière Je commence à m'faire chier "Attend" m'a dit hier soir ma mère "Il ne va pas tarder". Quand j'pense à tous les hommes qui veulent Me prendre pour moitié Et qui se foutent de ma gueule En me voyant faner Mais enfin que peut-il donc faire Cet espèce de pédé "Attend" m'a dit hier soir ma mère "Il ne va pas tarder". J'ai quarante ans et zut et crotte Le fils du jardinier M'a crié "Je te veux Charlotte" Je n'ais pas résisté Ce n'est pas au fond d'une litière Que nous avons fauté Mais sur la tombe de ma mère Qui était une attardée. Texte et musique : Patrick FONT
13.
14.
02:15
RONDELETTE Texte : P.Font – Musique : E.Gallet Quand il est un peu pompette Il m’appelle Rondelette Et me dit ne t’en fais pas Si les canons de la mode Se situent aux antipodes De ton look ne t’en fais pas Toi qui hais les uniformes Tu as donné à tes formes Des reliefs que j’apprécie Toi qui hais les uniformes Tu as refusé les normes Dictées par l’anorexie C’est vrai qu’on vit une époque Où pas mal de gens se moquent Des nanas un peu dodues Avec toute une panoplie D’images pleines de poésie Telles que gros tas ou gros cul C’est vrai que le show bizness Veut s’assurer que tes fesses Feront bander l’audimat Et que si tu es actrice Chanteuse ou animatrice On t’écout’ pas on te mate Il ne sert à rien de geindre De s’aigrir ou de se plaindre C’est pas bon pour la santé Mes frangines grassouillettes Surveillons notre silhouette Mais sans trop s’en alarmer Car la mode est arbitraire Et vous verrez mes commères Que le jour n’est pas exclu Où les couturiers fantasques Viendront se pendre à nos basques Pour écouler leur tissu Alors nous serons mes bonnes Prêtes à détrôner les connes De Madame de Fontenay Dans Vital et Marie-Claire Nous étalerons nos chairs Nos bouées et nos bourrelets Les jurys pusillanimes Applaudiront unanimes Au triomphe des Rondelettes La minceur paraîtra terne Et en ce qui me concerne Y a vingt ans que je suis prête
15.
La grande Jaja Entre Asnières et Aubervilliers y’ a un bistrot mal fréquenté où la taulière s’appelle comme ça la grand’ Jaja elle est si grand’ qu’on voit ses g’noux quand derrièr’ son bar elle est d’bout mais elle est pas plus bell’ pour ça la grand’ Jaja on lui a jamais fait la cour on lui a jamais fait l’amour on l’a jamais pris dans ses bras la grand’ jaja et d’Asnières et Aubervilliers les clients dis’nt qu’il est pas né celui qui f’ra un enfant à la grand’ Jaja Elle dit qu’elle a été mariée on dit rien pour pas la vexer parce que faut dir’ qu’elle est sympa la grand’ Jaja c’est pas qu’on soit tellement chrétiens mais dans l’ bistrot tout l’ monde l’aime bien et y’ en n’a pas un qui l’aime pas la grand’ Jaja mêm’ que pour son anniversaire on y a pincé un peu l’ derrière elle avait jamais vécu ça la grand’ Jaja elle a chialé dans son torchon en nous traitant de brav’s garçons et nous a offert le calva la grand’ Jaja L’autre jour y a un mafioso qu’a fait d’ la casse dans son bistrot et qu’a tiré la queue au chat d’ la grand’ Jaja elle lui a dit sans s’énerver on ne nous a pas présenté mon cher monsieur bienvenue à la grande jaja elle lui a foutu son poing dans l’ nez pardon si j’ai les mains mouillées dit-elle en lui offrant le bras la grande jaja et avec un coup d’ pied au cul elle lui fait traverser la rue elle a pas peur de la mafia la grande jaja Tout’ la journée derrière son bar faut qu’elle se farcisse les pochards qui lui racontent n’importe quoi la grand’ jaja quand on lui dit ben y fait beau elle répond ben c’est pas trop tôt elle est pas plus compliquée qu’ ça la grand’ jaja elle dit amen aux communistes au RPR aux socialistes et aux témoins de Jéhovah la grand’ jaja elle est d’accord sur tous les points avec tous les programmes communs du moment qu’on l’emmerde pas la grand’ jaja Tous les paumés tous les clodos tous les speedés tous les barjots racontent leur mésaventures à la grand’ jaja elle les confesse attentivement les bénit avec un coup d’ blanc et leur dit va en paix mon gars la grand’ jaja si elle vous dit qu’ le mois dernier elle a consolé un curé pour sûre que vous la croirez pas la grand’ jaja toi là-haut si tu redescends va pas t’ faire chier au Vatican elle est la seule qui t’écoutera la grand’ jaja Texte et musique : P.FONT
16.
LES CONFITURES Texte et musique : P.Font Ce n’est pas que vos confitures Soient mauvaises oh non loin de là Elles sont très bonnes je vous jure Surtout la confiture de noix Mais ce soir j’ai l’humeur amère Car en trois coups d’cuiller à pots Des confitures de grand-mère On a vidé le dernier pot C’était c’matin dans la cuisine Je m’en souviendrai toute ma vie Ma petite sœur et ma cousine Ont pris un escabeau et puis Sont grimpées tout en haut d’l’armoire Où il n’en demeurait plus qu’un Et croyez moi j’ai peine à croire Qu’il n’en restera plus aucun Sans les confitures de myrtilles Que mémé faisait avec soin C’est tout un pan de la famille Qui s’est écroulé ce matin Non point que j’aie pour la confiote Un sentiment de dévotion Vu qu’le matin sur ma biscotte Je ne mets que du reblochon Mais ne plus voir en haut d’l’armoire L’alignement des pots je dis Que c’est un crime de lèse mémoire Une atteinte à la nostalgie Que tous les confiturophages De la famille soient damnés Pour dilapider l’héritage Le seul que nous légua mémé Car la pauvre n’était pas riche Vu que de toute éternité Elle passera pour la bonniche D’un fonctionnaire des PTT Donc elle voua aux confitures Une énergie démesurée Afin que sa progéniture Ne cesse de la regretter Et dans l’art de sucrer la fraise La myrtille et le tournesol Elle est parvenue au la dièse Dans son orchestre de casseroles Que ne fit-elle de la peinture Pour ne cesser d’être admirée Elle ne fit que des confitures C’est pas facile à encadrer Jolie mémé en haut d’l’armoire Que reste-t-il du temps béni Où tu jouais de la passoire Dans le parfum sucré des fruits S’il est vrai qu’la vie éternelle Existe autant que tu le crois T’as plus qu’à cueillir des airelles Pour quand nous reviendrons chez toi
17.
00:16
18.
03:14
MESSIEURS Texte : P.FONT / Musique : E.GALLET Je vous ai fait danser Vous m’avez fait chanter Vous me devez beaucoup Mais moi je vous dois tout MESSIEURS Vous m’avez fait passer De l’enfance du péché Mais plus le temps passait Plus je rajeunissais MESSIEURS Vous m’avez converti A vos philosophies Qui bien sur consistaient A n’en avoir jamais MESSIEURS Vous m’avez rendue sage Au point d’être volage Et vous m’avez chérie Au point que je vous dis MERCI Je vous ai fait danser Vous m’avez fait chanter Vous me devez beaucoup Mais moi je vous dois tout MESSIEURS Vos fleurs sont toujours là Qui fleurissent en moi Si elles n’ont plus de nom Ell’s portent vos prénoms MESSIEURS Vos lettres sont brûlées N’en soyez pas vexés Car je n’apprécie guère Les amours littéraires MESSIEURS Je n’ veux pas déprécier Madame de SEVIGNE Mais sachez que je dis Bien mieux que je n’écris MERCI Je vous ai fait danser Vous m’avez fait chanter Vous me devez beaucoup Mais moi je vous dois tout MESSIEURS Et ne m’en veuillez pas Si j’ai la bague au doigt Ca devait arriver Vous l’avez bien cherché MESSIEURS Il se peut qu’un beau soir On vienne à se revoir En disant sapristi Que le monde est petit MESSIEURS Mais si vous m’invitez De nouveau à danser Ne soyez pas surpris Si alors je vous dis MERCI

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"It's my live !"
Tout est dans le titre...

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released March 8, 2012

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about

Evelyne Gallet Lyon, France

Evelyne Gallet dynamite l'univers de la chanson avec son "Orange French Folk".

Une bonne dose de rock, un soupçon de poésie
et un vent de liberté qui font du bien.

"Evelyne Gallet, c'est un caillou dans la chaussure et une voix de teigne qui dit je t'aime. Elle est comme le feu de ses cheveux : ça brûle et ça réchauffe, tout à la fois."
Philippe Briand Seurat
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